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En ce moment

Avis de passage
Nemesia : ah bon... ravie que ça te plaise ! ^^
Nemesia : Je viens de rouvrir l'accès à la tribune pour les anonymes... J'espère ne pas avoir à le regretter.
Nemesia : Bon, je constate que Biz n'a toujours pas résolu le problème. Il n'y a sans doute pas de solutions... J'en suis désolée ; cela m'oblige à fermer de nouveau l'accès à cette tribune pour les anonymes.
Zakath-Nath : Je crois qu'il va falloir que tu empêches aussi aux anonymes d'écrire des articles... J'ai dû en supprimer quelques-uns avec des liens vers des sites pornos...
Nemesia : Me voilà de retour ! Je n'ai pas encore supprimé tous les articles et commentaires abusifs (je m'en occupe) mais j'en ai interdit l'accès aux anonymes ; il ne devrait donc plus y avoir de problèmes. Dorénavant, ils peuvent encore publier mais je devrai auparavant accepter tout ce qu'ils proposeront, ce qui me permettra de filtrer.
Zakath-Nath : A force de les enlevé par petites poignées quand je me connectais, te voilà débarassé des articles spams. Par contre je ne me suis pas occupée des commentaires.


Egoïsme


Vivre pour témoigner. Écrire pour la postérité. Écrire sans réfléchir, sans même y penser. Que de belles paroles et de vaines promesses ! Comme si le futur ressassait sans cesse un insaisissable passé, comme si quelqu'un quelque part sur cette Terre perdue s’intéressait aux autres, à ce qui se passe Ailleurs… Illusions ! Trahison ! Tu sais pourtant, Bastien, entre hier et demain, qu’aujourd'hui ne compte pas. Qu’il s’agit juste d’avancer, de tomber puis se relever, sans jamais s’arrêter.

Ignore le mal que l’on te fait, le bien que tu ne fais pas, et préoccupe-toi de tes amis aussi peu qu’ils se préoccupent de toi. Alors tu seras heureux. Dans le doux chuintement de ces larmes de sel qui te lèchent les pieds, dans la poussière d’or qui te ferme les yeux et te coupe du monde, ne pense plus à rien. Désertification d’une solitude nauséabonde, mensonge du silence qui t’environne. Quand l’incertitude t’envahira, Bastien, repousse-la. Fuis ! Vis ! Ris ! Sois maître de toi-même, esclave de personne, un homme. Cette insoutenable cruauté que tu as toujours refusée te donnera la force d’espérer. Amitié ? Condamnée. Apprends à être seul, un chien qu’on abandonne, au revoir.

Si dans le noir on te laisse, crée ta propre lumière. Exécrable destin que celui d’un humain ! Misère et souffrance sont le lot quotidien. Alors n’en sois plus un… Rejette les reproches, remontrances et sarcasmes. Mur infranchissable. Ne tremble pas, sans colère ni haine, au milieu de ta peine, sur le devant de la scène. Inébranlable. Que l’astre de ton cœur rayonne à l’intérieur, conserve sa chaleur pour atténuer ta douleur.

Éternel prisonnier d’une ronde effrénée, tu suis le mouvement. Mollement libéré de tes chaînes rouillées, prends tes jambes à ton cou et ne reviens pas pour nous. Jaloux ! Fou que tu es : nous que tu hais, laisse-nous apprécier notre malheur à sa juste valeur. Prends peur, voici venir ton heure. Leurre de lassitude ! Extrême hébétude ! Alors que tes genoux ne te supportent plus, tu portes le surplus d’un monde qui s’en fout.
Imaginé par Némésia dans la rubrique Bastien