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Avis de passage
Nemesia : ah bon... ravie que ça te plaise ! ^^
Nemesia : Je viens de rouvrir l'accès à la tribune pour les anonymes... J'espère ne pas avoir à le regretter.
Nemesia : Bon, je constate que Biz n'a toujours pas résolu le problème. Il n'y a sans doute pas de solutions... J'en suis désolée ; cela m'oblige à fermer de nouveau l'accès à cette tribune pour les anonymes.
Zakath-Nath : Je crois qu'il va falloir que tu empêches aussi aux anonymes d'écrire des articles... J'ai dû en supprimer quelques-uns avec des liens vers des sites pornos...
Nemesia : Me voilà de retour ! Je n'ai pas encore supprimé tous les articles et commentaires abusifs (je m'en occupe) mais j'en ai interdit l'accès aux anonymes ; il ne devrait donc plus y avoir de problèmes. Dorénavant, ils peuvent encore publier mais je devrai auparavant accepter tout ce qu'ils proposeront, ce qui me permettra de filtrer.
Zakath-Nath : A force de les enlevé par petites poignées quand je me connectais, te voilà débarassé des articles spams. Par contre je ne me suis pas occupée des commentaires.


Ballade de celui qui chanta dans les supplices
--> de Louis Aragon

- "Et s'il était à refaire
Je referais ce chemin..."
Une voix monte des les fers
Et parle des lendemains.

On dit que dans sa cellule,
Deux hommes, cette nuit-là,
Lui murmuraient : "Capitule
De cette vie es-tu las ?

Tu peux vivre, tu peux vivre
Tu peux vivre comme nous !
Dis le mot qui te délivre
Et tu peux vivre à genoux..."

- "Et s'il était à refaire,
Je referais ce chemin..."
La voix qui monte des fers
Parle pour les lendemains.

"Rien qu'un mot, la porte cède,
S'ouvre et tu sors ! Rien qu'un mot :
Le bourreau se dépossède...
Sésame ! Finis tes maux !

Rien qu'un mot, rien qu'un mensonge
Pour transformer ton destin...
Songe, songe, songe, songe,
A la douceur des matins !"

- "Et si c'était à refaire,
Je referais ce chemin..."
La voix qui monte des fers
Parle aux hommes de demain.

"J'ai dit tout ce qu'on peut dire :
L'exemple du Roi Henri...
Un cheval pour mon empire...
Une messe pour Paris...

Rien à faire." Alors qu'ils partent !
Sur lui retombe son sang !
C'était son unique carte :
Périsse cet innocent !

Et si c'était à refaire
Referait-il ce chemin ?
La voix qui monte des fers
Dit : "Je le ferai demain.

Je meurs et France demeure
Mon amour et mon refus.
Ô mes amis, si je meure,
Vous saurez pourquoi ce fut !"

Ils sont venus pour le prendre.
Ils parlent en allemand.
L'un traduit : "Veux-tu te rendre ?"
Il répète calmement :

- "Et si c'était à refaire
Je referais ce chemin,
Sous vos coups, chargé de fers,
Que chantent les lendemains !"

Il chantait, lui, sous les balles,
Des mots : "... sanglant est levé..."
D'une seconde rafale,
Il a fallu l'achever.

Une autre chanson française
A ses lèvres est montée,
Finissant la Marseillaise
Pour toute l'humanité !

Imaginé par Némésia dans la rubrique Poèmes